Le potje, c’est bon.

Le potjevleesch fait partie de ces trucs que personne ne connaît. Potjevleesch signifie « petit pot de viandes » mais je le décris habituellement comme « des viandes en gelée vinaigrée ». C’est pas super glamour, comme le montre la photo ci-dessous, mais boudiou qu’est-ce que c’est bon🙂

Déjà, rendons à Mich ce qui appartient à Mich. J’adooore le potje, qu’on trouve en conserves dans le Pas-de-Calais entre autres, mais il ne me serait pas venu à l’idée de tenter d’en faire sans ce fil sur Miam. Notez par ailleurs que le sien est vachement plus joli que le mien, mais bon, c’est accessoire.

Bref, je suis partie avec ma liste de courses à la Coop hier pour aller chercher de quoi faire du potje. J’espérais trouver des barquettes « terrine/moule à cake » en alu (en attendant les « vraies » qui sont sur la liste de mariage, ahahaha) mais pas moyen. C’est pas grave, comme on le verra j’ai fait avec les moyens du bord et ça a bien été aussi.

J’ai oublié des trucs genre bouquet garni, l’accident bête. Du coup, je fais avec les moyen du bord : j’ai un sac de graines de coriandre, chuis sûre que ça ira bien, et un mélange d’herbes genre herbes de provence mais pas tout à fait, ça ira bien aussi. Les ingrédients du « bouillon » : vinaigre, herbes diverses, vin blanc, carottes, bouillon cube de poule et coriandre en grain.

Niveau viande, les sources varient. En général, on parle de poule(t)/lapin/veau, mais j’en ai déjà vu avec du canard, beaucoup ajoutent du lard, bref. Du coup j’ai fait avec les moyens du bord aussi, pas moyen de trouver du lapin à la Coop, j’ai donc fait poulet/veau/porc/lard :

Le tout en essayant de garder un maximum d’os pour que la gelée ait une chance de prendre. Bon, le veau c’est raté, je ne l’ai trouvé qu’en ragoût, ça fera bien l’affaire quand même.

Il faut avant tout préparer le bouillon. Donc, un litre de flotte, deux bouillons cube, 200 mL de vinaigre, 200 mL de vin blanc, coriandre, herbes, carottes. Pas de sel vu que le bouillon cube en contient déjà, faudrait pas que ce soit trop salé ça serait dommage. Je fais ça dans la cocotte minute parce que c’est ma plus grande casserole mais je ne la mettrai évidemment pas en pression !

On chauffe le tout à ébullition et on ajoute les viandes : poulet (parce qu’il est gros, donc prend de la place) et le reste. Le tout en morceaux entiers (sauf le veau déjà détaillé).

Bon, le liquide ne couvre pas (mais je voulais pas que ça déborde et, Archimède étant mon ami, je me méfie). J’ai donc ajouté de l’eau jusqu’à couvrir et j’ai aussi rajouté 100 mL de vinaigre parce qu’il faut que le vinaigre soit raisonnablement présent tout de même.

De là, la première partie est finie. On porte le tout à ébullition, on couvre, on descend le feu (ici ça a cuit à 3 sur ma plaque induction qui va de 1 à 9 et qui fait bouillir l’eau à 7) et on fout la minuterie pour 3 heures. J’y suis retournée quelques fois pour vérifier que ça mijotait bien, pas de souci particulier (à part le poulet qui a une légère tendance à flotter).

Au bout de trois heures, on éteint le feu, et les trucs vraiment marrants commencent. À voir comme ça, le poulet est cuit (au bout de 3h ça me ferait mal qu’il en soit autrement) :

Bon, effectivement, le poulet est cuit. Gazouillis, même (c’est comme ça qu’on appelle un poulet cuit, cuit, cuit !). Genre, le sortir de la casserole en un seul morceau, on va oublier. Bref, je finis par sortir tout ce barda :

Faut bien le dire, le poulet n’est plus très présentable. Mais pour le découper en morceaux et le coller dans une terrine, finalement, c’est pas si mal. Pendant que je découpe ma viande, une angoisse me saisit et j’ajoute 4 feuilles de gélatine dans mon bouillon (parce que bon, le potje avec de la gelée qui prend pas, c’est moche). On dirait un peu une méduse, bof🙂 tant pis, j’ai trop peur que ça tienne pas (yavait pas TANT d’os que ça dans la marmite).

Bref, je coupe ma viande en morceaux. Le couteau n’est nécessaire que pour le lard, le reste se défait de lui même.

Et là, je regarde mon bol de viandes, je me dis que c’est pas mal comme gabarit et ça tombe bien, j’en ai un deuxième ! Aussitôt dit aussitôt fait, filmage de la bête pour éviter les grosses galères de démoulage :

On « touille » les viandes pour éviter de retrouver tout le lard au même endroit et tout le veau au même endroit :

(Pas classe : à l’arrière plan de la photo, les peaux et os du poulet. Ya encore du progrès à faire pour la compo des photos des fois😉 ). Assemblage de la terrine : une couche de carottes :

Une couche de viandes :

Une couche de carottes :

Une couche de viandes :

et une couche, heu, le reste de carottes sur le dessus. Sur ce, on verse le bouillon (dans lequel j’ai re-dissous les quatre feuilles de gélatine susnommées) :

(délire, le reflet dans la cocotte). Et la chose au final :

Bon, c’est pas très appétissant je le concède, surtout que le bouillon cube donne quand même une teinte verte pas super sympa. Les angoisses de la soirée tiennent plutôt sur la prise en gelée de la chose, surtout qu’en fin de soirée ça semblait toujours pas gagné (mais par contre le liquide avait envie de se carapater en passant par le celophane, grumpf le nettoyage). Enfin bon, alea jacta est, on colle le tout au frigo pour la nuit.

Ce matin, ouverture du frigo, bon, formidable, ça semble pris. Drôle de tronche cela dit :

Ça a l’air vachement blanc, à voir comme ça. Angoisse, je me souviens que le sachet de gélatine ressemblait à ça :

Grumpf, me dis-je en moi-même, il va quand même pas m’avoir transformé toute ma gelée en gelée blanche ?? Mais heureusement, au démoulage (déjà bien assez délicat, je suis contente d’avoir filmé mon bol), ça donne ça :

J’aurais ptêt dû dégraisser le truc avant, c’est la conclusion.

Bon sur ce vous m’excuserez, mais je m’en vais aller tester ça en vrai😉

Miam, c’était bien bon. Sur assiette, avec des patates rissolées (parce que j’ai pas de quoi faire des frites, mais la friteuse est sur la liste de mariage) (oui, aussi) :

Verdict : sympa, très sympa même. Peut-être pas tout à fait assez vinaigré par rapport à ce que j’aime, mais après c’est une question de goût. La « tranche » est pas très présentable (j’ai taillé un quartier dans le truc rond précédent), peut-être qu’en « vraies » tranches sur un moule carré ça irait mieux. De manière générale cela dit la gelée est pas très costaud. Enfin on s’en fout, c’est bon🙂

2 réflexions sur “Le potje, c’est bon.

  1. Tu as raison, ca n’est pas très glamour, mais le glamour, on s’en tamponne, ca a l’air rudement bon… du coup t’es tagguée (gnarf gnarf), la preuve dès demain dans la mainée sur mon blog mouhahahahaha

    PS… vraiment, ca a l’air super bon, je sens que je vais essayer ca bientot (essayer de le faire, pas de le prnoncer… ca je renonce:))

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  2. Annick dit :

    Bonjour,

    J’ai pas testé ta recette, mais j’ai eu la chance de tout trouver à la Migros, et surtout le pied de veau …. La gelée est parfaite ainsi sans ajouter de sachet. Oulié les carottes qui auraient été u plus bel effet. Mais qu’est-ce que c’est bon

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